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Cloches et sonneries

 

L’expression « fête carillonnée » rappelle que tout ensemble de cloches peut se voir attribuer le nom de carillon par extension de sens.

 

L’étymologie enseigne que le mot carillon désigne, à l’origine, un ensemble de quatre cloches. Mais la Fédération Mondiale du Carillon, et les associations nationales qui y sont liées, ne comptent parmi les carillons aucun ensemble de moins de 23 cloches.

 

Cependant, les sonneries traditionnelles utilisant un petit nombre de cloches ne sont pas sans intérêt et il existe encore dans notre région des sonneurs qui perpétuent d’anciennes façons de battre le bronze. Cette page leur est ouverte.

 

Dans l’attente de leurs témoignages, voici un exemple de sonneur traditionnel :

 

 

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Cloches Russes

 

Il ne pourrait être question de parler de cloches  à Châtellerault sans faire une mention toute particulière de la célèbre cloche russe de l’église Saint-Jean l’Evangéliste de Châteauneuf. 

 

L’histoire de cette cloche est assez connue pour qu’on ne la rapporte pas ici dans tous ses détails. Qu’il suffise de rappeler qu’à la suite d’une livraison de fusils, commandés en 1891, par la Russie, à la Manufacture de Châtellerault, la garnison russe venue prendre possession des armes avait  apprécié l’accueil que lui avait fait la ville et, tout spécialement, le curé de Saint-Jean l’Evangéliste qui avait ouvert les portes de son église afin qu’un pope puisse y célébrer un office orthodoxe. 

 

En remerciement, en 1897, le Tzar Nicolas II a offert à la paroisse de Châteauneuf, un bourdon de 2620 kg, magnifiquement orné et portant cette inscription en français et en russe :

« Sonnez la paix et la fraternité des peuples. »

 

 

 

 

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Il est, en revanche, beaucoup moins connu qu’il existe en France une autre cloche russe, dont la dédicace fait explicitement mention de la cloche de Châtellerault. 

 

 

En 1900, à la suite de l’immense succès remporté par Robert Planquette, avec « Les cloches de Corneville », le marquis de La Rochethulon voulut doter la petite ville de Corneville-sur-Risle, d’un carillon qui permît de jouer l’air des cloches de la fameuse opérette. Des donateurs furent trouvés et les 12 cloches nécessaires furent installées dans un pavillon d’une hostellerie où elles demeurent encore aujourd’hui.

 

L'Hôtel à l'enseigne des cloches de Corneville (en rénovation, juillet 2014)


L’une des cloches de Corneville fut offerte par la Russie et porte l’inscription suivante : 

« Comme votre sœur de Châtellerault, sonnez la paix et la fraternité des peuples. »

 

 

Plus petite que la cloche de Châtellerault, la cloche russe de Corneville pèse seulement 78 kg et donne la note sol. En 2004, cette cloche russe a été classée monument historique. C’est une distinction que sa sœur aînée de Châtellerault a obtenue en 2012 (Lire l'article de la Nouvelle République ici).

 

 

Frontispice d'une édition pour piano et chant 

de l'opérette "Les Cloches de Corneville"


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Bénédiction des cloches  

 

La bénédiction d’une cloche est un événement exceptionnel dans la vie d’une paroisse. Un document en libre accès sur le site de l’Ina témoigne d’une semblable cérémonie à Poitiers en 1966. En imaginant la scène multipliée par 50, on peut se figurer à peu près ce que fut la bénédiction du carillon de Châtellerault.

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