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Autres Carillons

 

La tradition du carillon vient des Flandres, mais elle a essaimé un peu partout en France, et  jusque dans la Vienne.

 

Les régions où le carillon s’est le plus développé font elles-mêmes la promotion de ce monumental instrument de musique. On trouvera, dans la page de liens, toutes indications utiles pour se renseigner sur ce patrimoine campanaire hors de notre département.

 

Pour ce qui est de notre département, outre le carillon de l’église Saint-Jacques de Châtellerault, il existe, dans la Vienne, de petits carillons dont il convient de ne pas sous-estimer l’intérêt.

 

Deux carillons à Poitiers

 

 

Eglise Sainte-Thérèse :

 

L’église Sainte-Thérèse de Poitiers se distingue par une histoire hors du commun et par l’existence d’un carillon qui surpasse en nombre tous les autres ensembles de cloches de la ville. 

 

Ce carillon a été édifié en 1941 grâce aux efforts du prêtre fondateur de la paroisse, l’Abbé Joseph Bressollette et à la générosité des paroissiens. Partiellement démantelé, en 1963, le carillon de Sainte-Thérèse a retrouvé, en 2009, les cloches authentiques dont il avait été indûment amputé. L’enthousiasme et la générosité renouvelée des actuels fidèles de cette église ont permis le retour des cloches dans leur beffroi ainsi que la restauration complète du mécanisme de tintement, prévu électrique dès l’origine. L’inauguration du carillon retrouvé a eu lieu le 15 novembre 2009.

 

 

Ce carillon comporte les 10 cloches d’origine fournies, en 1941, par la fonderie Bollée d’Orléans, un jeu manuel électrique commandé par un clavier de piano, et la possibilité d’enregistrer le jeu manuel pour une diffusion automatique programmée par une horloge.

Entendre le carillon de Ste-Thérèse :


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Bijouterie Landreau :

 

La bijouterie Landreau, rue des Cordeliers à Poitiers, participe à l’animation de cette voie commerçante par le moyen original d’un petit carillon de 9 cloches qui ont été livrées en 1972 par la fonderie néerlandaise Petit & Fritsen. 

Le carillon sonne automatiquement à chaque heure diurne, tous les jours sauf le dimanche matin afin de respecter le repos des riverains. Le jeu manuel est possible par des boutons poussoirs, mais peu aisés à mettre en œuvre car les commandes ne sont pas disposées sous forme de clavier. 

Depuis son installation ce carillon ne cesse de susciter curiosité et intérêt de la part des touristes ou promeneurs qui empruntent les rues piétonnes du centre-ville de Poitiers. 

Entendre le carillon de la bijouterie Landreau:

 

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Un carillon à Montmorillon

 

Eglise Saint-Martial

8 cloches, fondues en 1877. Jeu automatique mécanique actionné par un cylindre à picots. En décalant le cylindre, on peut faire entendre 5 airs différents qui sont programmés tout au long de l'année.

Voir et entendre le carillon de Saint-Martial :

 

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Un carillon à Ranton 

Modeste commune à l’ouest  de Loudun, Ranton possède, en son église paroissiale un petit carillon manuel dont la remise en état récente a été relatée par la Nouvelle République dans un article en ligne à consulter ici.

 

Un carillon à Scorbé-Clairvaux

 Place de la mairie, dans un ancien transformateur EDF, reconverti en campanile. Installé en 1995.

 

 

10 cloches, jeu automatique et manuel à commande électrique.

  

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Blois et Perpignan

 

Certes, Perpignan, pas davantage que Blois, ne sont dans la Vienne, mais on ne peut manquer de faire ici une mention particulière de leurs carillons.

 

Blois :

 

Le carillon de la Basilique Notre-Dame de la Trinité, vaut d’être cité en raison des liens constants qui ont existé de 1965 à 1980 entre les carillonneurs de Blois et de Châtellerault. Le maître et le disciple ont abondamment échangé par courrier et au cours de visites réciproques, l’un venant jouer sur le carillon de l’autre, à tour de rôle, durant quinze ans.

 

 

Le très beau carillon de 48 cloches  de la Basilique de Blois a été fondu par l’entreprise PACCARD en 1938 et placé dans un campanile prévu pour le recevoir, par l’architecte, dès la conception de l’édifice. Il comporte 4 octaves chromatiques moins les premiers Do # et Ré # et un bourdon de 5 tonnes donnant le Sol au-dessous du premier Do du clavier. Selon le mot de Maurice Lannoy, c’est « un des plus beaux carillons d’Europe ». 

Maître Delapierre terminait tous ses concerts de carillon à la Basilique par le « Salve Regina », comme on peut l’entendre ici.

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On peut entendre d’autres extraits sonores du carillon de Blois, sur le site de la Basilique, en cliquant : ici.

 

 

Perpignan :

 

Le carillon de Perpignan, de son côté, peut revendiquer un lien de fraternité particulier avec le carillon de Châtellerault étant issu, 11 ans seulement plus tard, de la même fonderie Bollée du Mans.

 

Classé monument historique en 1990 - 10 ans après celui de Châtellerault - le carillon de la cathédrale Saint-Jean Baptiste comporte un grand nombre de similitudes avec son frère aîné. Il a bénéficié de l’avantage que, dans les 11 années qui séparent les deux instruments, l’habileté des fondeurs s’est encore accrue. Parfaitement restauré en 1996, sous la direction d’Eric Brottier, technicien-conseil des monuments historiques, le carillon de Perpignan constitue un témoin important de l’art des fondeurs de cloches du XIX° siècle.

 

La tour du carillon

 

Entendre le carillon de Perpignan :

 

Le site de la mairie de Perpignan donne de plus amples détails et permet également d’entendre le carillon.

 


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